Odyssée de l’industrie musicale #6 – Les écoles de musique – ETM

30 oct 2011    

Les semaines dernières, les avaient découvert deux écoles de musique : l’AMR et l’EPI, toutes deux avec des approches très différentes. Et cette fois, ils terminaient leur visite par l’, située aux Acacias, qui a la particularité d’offrir des pour les amateurs comme pour les professionnels. Rencontre avec , directeur de l’, qui nous en dit un peu plus…

 

C’est une école que j’ai fondée il y a 28 ans, et qui s’occupe de l’enseignement des musiques actuelles : pop, , . Il y a environ 450 élèves et 26 enseignants.

Ah, ça fait beaucoup d’élèves ! Mais ils ont quel âge à peu près ?

Pour la section instrumentale, donc je dirais, la courbe d’âge c’est une courbe en forme de cloche, qui commence à 12 ans, avec un pic à 17 ans et qui retombe à 22 ans. Avec un cinquième de filles pour quatre cinquièmes de garçons. Pour la section pré- c’est la même courbe déplacée de cinq ans, donc ça commence à 17 ans, pic à 22 et descente à 27.

C’est plutôt jeune ! Mais apparemment, les adultes ont aussi leur place à l’, et les élèves n’ont pas tous les mêmes attentes ni le même niveau…

Il y a des élèves qui sont totalement débutants, c’est un profil-type. Il y a des gens qui ont fait pas mal de musique, et qui tout à coup s’aperçoivent qu’ils ont une lacune et ils viennent en disant «voilà, j’aimerais me perfectionner en ci ou ça». Il y a des adultes qui ont fait de la musique quand ils étaient jeunes, qui ont arrêté pendant assez longtemps, et qui veulent recommencer. Et puis il y a des adultes qui n’ont jamais fait de musique et qui veulent commencer.
Il y a aussi deux questions : c’est «est-ce que je veux essayer d’en faire une profession ou une activité lucrative ?» ou «est-ce que je fais ça pour mon propre plaisir?».

Il y a en effet deux parties à l’ : mais quelles sont les différences entre elles ?

Il y a en effet une section qui est une section instrumentale, pour des gens qui veulent prendre des une fois par semaine, vraiment sous la forme d’un hobby. Et puis il y a une section pré-, qui forme les élèves dans un cursus de deux ans, à pouvoir entrer soit dans une haute école de jazz par exemple, soit d’entrer directement dans la profession.

Et comment se passent les dans ces deux sections ?

Quand l’élève arrive, le professeur essaie d’identifier une demande ou des demandes : pourquoi il vient faire de la musique. Et ensuite, sur la base de cela, on formalise une sorte de contrat pédagogique et l’enseignant démarre avec ça.
Mais c’est pour la partie instrumentale, donc non .  La partie pré- est extrêmement encadrée : il y a un concours d’entrée sur la base de pré-requis. Ensuite, il y a deux ans avec un cursus extrêmement rigoureux. Donc là, la demande, c’est nous qui la déterminons…

Mais rassurez-vous ! Pour la section , le programme n’est pas aussi carré…

Nous avons un système d’enseignement qui est basé beaucoup sur la demande des élèves. On pourrait presque dire que ce sont des cours «à la carte», construits sur les besoins de formation des élèves. Nous avons un programme cadre, mais que nous n’appliquons pas de manière tout à fait obligatoire.

Et ça représente combien d’heures de cours par semaine ?

Un cours par semaine de trois quarts d’heure ou d’une heure pour l’instrument. Dans la filière pré-professionnelle les élèves ont entre 14 à 18 heures de cours par semaine. De différents cours… Dans cette section-là nous avons passablement de cours d’instruments, mais on a de l’harmonie, du solfège, du développement de l’écoute, du repiquage, il y a des cours de lecture sur instruments mais il y a aussi du droit artistique, il y a l’attitude scénique, de l’organisation personnelle, il y a du studio, du développement de sa carrière sur internet… Donc c’est vraiment un cursus tout à fait complet pour pouvoir entrer en phase avec la profession.

Les professeurs, ils doivent être d’excellents pour pouvoir enseigner ici, non ?

C’est le premier critère mais c’est pas le principal. La profession ici c’est d’enseigner. Et alors, un peu par provocation, je dis quand je reçois des nouveaux enseignants, «si vous venez travailler à l’ETM, vous aller enseigner la musique avec un petit «m», mais enseigner avec un grand «E». Et maintenant de plus en plus, on va vers une professionnalisation de l’enseignement de la musique.

Et on joue de quoi à l’ETM ?

La grosse demande depuis le début c’est la . Ensuite, à peu près à parts égales, le , la basse, la batterie et le . Et ensuite, il y a d’autres instruments qui sont un peu plus confidentiels, on a de l’, il y a aussi du banjo à cinq cordes, il y a de l’, tout ça orienté quand même et jazz.

Mais l’ETM n’est pas qu’une école où on apprend à jouer de la musique…

Le nom de l’école au complet c’est «école des musiques actuelles et des technologies musicales». Donc nous avons un département qui concerne en fait la musique assistée par l’ordinateur. Donc composition, arrangements… Nous avons des postes informatiques qui permettent de sortir des disques ici.

C’est donc une école tout à fait complète, qui permet d’ailleurs aux élèves de sortir chaque année un avec leurs propres compositions ou interprétations !

 

Et voilà. Les avaient enfin terminé leur tour des écoles de musique. Mais pour apprendre à jouer d’un instrument, les écoles ne sont pas une étape obligée : beaucoup d’élèves optent pour de cours privés, avec un professeur qui se rend à domicile ou reçoit directement chez lui. Et là, le meilleure moyen pour trouver le prof parfait, c’est le bouche-à-oreille !

Le temps passait vite passait vite dans le monde de l’industrie musicale. Et maintenant qu’ils avaient chacun trouvé un cours pour devenir de meilleurs , les membres des devaient trouver un où répéter.
Mais avant cela, il fallait régler un problème de taille : le rôle d’Arthur dans le groupe.

Léon avait enfin pris son courage à deux mains et lui avait parlé : dans un groupe de , y’a pas de violoniste.

La dispute avait été terrible, les autres membres étaient paralysés, et aucun d’entre eux n’osaient prendre parti pour l’un ou pour l’autre. Léon tentait de raisonner Arthur, et celui-ci hurlait à la trahison. Leur longue amitié semblait enterrée pour de bon. Arthur quitta le groupe en disant qu’il ne voulait plus jamais ni voir ni entendre parler des Azimutants…

 

Léon allait-il réussir à se réconcilier avec son meilleur ami ? Les Azimutants allaient-ils pouvoir survivre au départ d’Arthur ? Le groupe allait-il trouver un endroit où jouer ensemble ? Rendez-vous la semaine prochaine sur Radio Cité pour découvrir un nouvel épisode de l’odyssée de l’industrie musicale.

Emissions, Odysée de l’industrie musicale

A propos de l'auteur:

Étudiante en sociologie et journaliste, je m'occupe de la chronique "Odyssée de l'industrie musicale". Retrouvez-moi sur http://undergroundsnotes.wordpress.com/

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One Response to “Odyssée de l’industrie musicale #6 – Les écoles de musique – ETM”

  1. Lucie says:

    Merci pour ces quelques adresses, étant frontalier je suis actuellement à la recherche d’une école bien formatrice. Intéressant votre blog !

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