Découverte: The Bianca Story – Coming Home
Cette semaine, nous partons faire l’éloge de la troupe d’un artiste à barbe. Non nous ne parlerons pas des ZZ Top ou d’un best of de Georges Moustaki. Les habitués de cette chronique se doutent bien qu’il s’agit d’une barbe bien suisse, suisse-allemande, même. Une barbe qui trône bien en évidence sur un album sorti ce vendredi 13 janvier, celle d’Elia Rediger, chanteur du groupe bâlois The Bianca Story.
Sans sa barbe, comme dirait Corbier, The Bianca Story ne serait pas un groupe moins intéressant. Mais la pochette de Coming Home nous montre un Elia Rediger en bon montagnard du siècle dernier, assis dans un chalet avec une miche de pain devant les photos jaunies de ses collègues. S’attarder sur cet imposante pilosité était donc tentant, puisqu’elle leur sert avantageusement de repère visuel permettant de reconnaître le groupe rapidement.
Il y a déjà longtemps que les 5 bâlois se baladent à travers la Suisse, et même à travers l’Europe. Certains me diront sans doute que ce n’est plus vraiment une découverte. Mais puisque je suis le seul à m’attarder sur des artistes suisse-allemands, il aurait été dommage de passer à côté de cet excellent nouvel album.
Signés maintenant en Allemagne sur le prestigieux label Motor, ils se sont payé le luxe de partir enregistrer à Londres aux studios Abbey Road. Du coup, bien sûr, et encore heureux vu ce que coûte la journée d’enregistrement là-bas, le tout sonne extrêmement bien. Entre le rock héroïque, la pop synthétique et ce qu’ils appellent eux-mêmes l’Art-Pop, citant comme influence les B-52s, The Human League, ou plus moderne, LaRoux, leur son dansant mais élaboré fait des merveilles.
Si vous ne connaissez pas encore The Bianca Story, il est plus que temps de vous pencher sur le cas de ces cinq artistes hyperactifs. Depuis leur premier album « Hi Society » en 2008, les membres du groupe n’ont en effet pas chômé. Musiciens mais aussi artistes visuels et multimédia ou comédiens, ils ont le don de surprendre et de revenir régulièrement avec de nouvelles idées inattendues. En 2009 par exemple, Elia Rediger et Fabian Chiquet, l’homme aux synthés, nous ont carrément pondu un opéra electro, nommé Chris Crocker, du nom du fameux blondinet androgyne star de youtube qui voulait qu’on foute la paix à Britney Spears. Une réflexion sur la célébrité instantanée et le buzz qui a connu un bon succès à Bâle et à Zurich.
Pour une fois vous ne pourrez pas grogner, il y a largement de quoi aller les voir en concert. Ca commence tout de suite, puisqu’ils sont ce mercredi 18 janvier 2012 au Bourg à Lausanne. Ils reviennent ensuite le vendredi 10 février à La Parenthèse à Nyon dans le cadre du festival Les Hivernales, et de nouveau à Lausanne au M4music le 22 mars, au retour d’un mois de tournée en Allemagne.







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