Impressions sonores: le rap genevois

20 fév 2012    

Je profite de ce moment pour vous donner un petit aperçu du genevois, avec un peu de musique bien sur mais aussi avec des mots, des mots qui ne seront pas de trop car qu’il faut le dire : le made in est en crise. Mais attention, quand je dis crise, je ne veux pas parler du fait que le de notre cité est mauvais, oh non loin de là.

Quoi ? vous ne me croyez pas ?

Prenons comme basique exemple la cérémonie des AWARDS 2011, qui est ce qu’on pourrait appelé les Césars du Romand. Et bien figurez-vous que si on regarde les trophées, nous ne sommes pas en manque ici au bout du lac Léman : meilleure chanson de l’année, meilleur artiste, meilleur mixtape, meilleur album, meilleur groupe, meilleur Rookie et meilleur artiste undreground… oui rien que ça. C’est donc déjà sans parler de tout l’univers underground de la région ou de ceux qui s’exportent qu’on peut crier haut et fort que la cité de Calvin est incontournable sur la scène de Suisse romande !

Par contre, malgré un nombre indécents de jeunes talents fort prometteurs, on remarque que rien ou presque n’est mis en œuvre, pour provoquer l’essor de ce rap régional. Pour qu’il sorte de l’ombre. Et si je prends Genève en référence, ce n’est qu’un exemple et je n’oublie pas le reste de la Suisse romande où la situation est exactement la même. C’est le néant !

La preuve avec les quelques grandes boites de productions qui apparemment ne veulent même pas en entendre parler, certainement parce que le rap est passé de mode, il n’est plus intéressant d’un point de vue commercial. Et dans les majors, et peut-être à cause de la crise du disque aussi, on ne veut apparemment plus prendre de risque.

Mais même si pour la grande distribution il ne faut pas se faire de film, le rap n’a plus aucune chance, j’ai remarqué aussi qu’il y avait très peu de boite de production indépendante. Certes plus petites, mais qui permettraient malgré tout d’encourager ces jeunes artistes qui ne demande qu’à être encouragé.

Mais non la Suisse par rapport à sa voisine hexagonale est à la traine, et lorsqu’on veut s’offrir une instrumentale bien faite ou si on veut avoir une bonne production pour son cd, il faut payer des sommes astronomiques, imposées par les beatmakers qui même si ils sont soucieux du potentiel qu’ils ont en face d’eux, doivent aussi s’en sortir.

Ainsi beaucoup de talents s’évaporent dans la nature, nous passe sous le nez et ne reste à la vue de tous que ceux qui en ont les moyens financiers. Et c’est triste à dire mais que leur musique soit bonne ou non, ça n’a pas vraiment d’importance…

Et c’est un cercle vicieux : on nous pollue souvent les oreilles avec du que je qualifierai de publicitaire, facile et souvent imbécile qui déçoit et nous éloigne encore plus de cette culture qui a en réalité tant de bonnes choses à offrir.

Bref tous ça pour vous dire d’arrêter d’écouter le rap qui passe et repasse (et me lasse) en radio. En revanche aller écouter des concerts car c’est ce qui reste de mieux actuellement pour démontrer que le rap genevois n’est pas mort et encore efficace. Bien sur, ça ne se passe pas au Palladium au grand théâtre ou à l’Arena mais dans des maisons de quartier ou des événements organisés par les rares personnes qui se démènent encore à faire valoir ce genre musical bouillonnant malgré les réticences des hautes instances.

Enfin, ce n’est que mon impression

Emissions, Impressions sonores

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